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La Vie #1 – Menace d’accouchement prématuré

Allez, on commence pour de vrai ! Et quoi de plus naturel que de débuter… Par le début. Quelques semaines avant la naissance d’Alice, là ou tout démarre. Parce que dès qu’on est enceinte, on devient une maman. Ma grossesse à moi, aura été parfaite (à part pour mes côtes, bondiou que j’ai eu mal aux côtes…) jusqu’au 6ème mois. Après, la vie a quand-même eu envie de nous stresser un peu. Je vous raconte.

C’était un soir ordinaire. Enceinte de 6 mois, j’avais été bosser la journée et étais rentrée chez moi en métro. Ça me fait penser que j’ai toujours eu des gens polis et gentils qui me laissaient leur place, faut souligner ces choses là, ça fait du bien. Comme toujours, je suis installée dans le divan après le repas, et El Papa regarde mon ventre, pose sa main dessus… « Regarde, elle se colle vers toi ! » … Mais, c’est bizarre, non ? Mon ventre est presque en pointe, et très dur. Puis ça s’arrête… Pour reprendre quelques minutes plus tard. On commence à se poser quelques questions, on est un peu paumés.

Finalement, on estime que ça dure trop longtemps, alors on va faire un tour à l’hôpital, au cas ou. Je n’ai pas mal, mais ce ventre dur comme de la pierre ne me rassure pas. Monitoring, discussion avec les sages femmes, examen… J’aurais aimé qu’on nous rassure immédiatement, mais ça ne se passera pas exactement comme ça.

On va vous garder cette nuit

…Ah bon ? Mais je veux pas dormir ici moi, j’veux rentrer chez moi, ça veux dire quoi, mon bébé a un soucis ? Le bébé va bien. C’est mon utérus qui fait des siennes. Ce que je ressens, ce sont des contractions. Ah, c’est ça des contractions ? Bon à savoir… Utérus contractile avec col raccourci, voilà mon verdict.
On panique, évidemment. Si j’ai des contractions, ça veux dire que je vais accoucher ? C’est trop tôt, au secours… On essaie de me rassurer, de me dire qu’il faut que je reste zen, que je me repose.

Je me retrouve dans une chambre avec une dame qui regarde à la télévision des dessins animés pour jeunes enfants en néerlandais. Je me demande si c’est cette journée est un avant-goût de l’enfer. J’apprendrais ensuite qu’elle a peur du noir et d’être seule, donc elle passera la nuit télé et grande lumière allumée. Joie.

Le lendemain, ma gynéco vient me rendre visite. Elle m’apaise, me dit que je ne suis pas en train d’accoucher, mais que je vais devoir me reposer, rester allongée et tenir le plus longtemps possible pour éviter la grande prématurité. Une seconde nuit à l’hôpital, et je reçois un certificat médical : Arrêt de travail jusqu’à l’accouchement. Oups. Elle pense que je ne tiendrais pas jusqu’au terme, mais qu’en me reposant le plus possible on peut arriver à 8 mois, que ce serait déjà super.

…Et commence la longue valse du canapé vers le lit, et du lit vers le canapé. Armée d’un ordinateur portable, de trucs à manger et à boire à portée de main, ainsi que d’une série de bouquins, je regarde passer les heures et les jours. Puis les semaines. Des saisons entières de séries englouties, du ras le bol, ponctué de visites de la sage-femme qui vient monitorer tout ça. Un second passage aux urgences, deux nuits à surveiller de nouveau, retour à la maison… Dès que je me lève, je me fais engueuler par El Papa, alors je reste tranquille. Les contractions vont et viennent, c’est devenu une sensation quotidienne, familière. Elles sont toujours sans douleur, mais ne s’en vont pas. Coriaces, les petites.

Après deux mois c’est la délivrance : Je peux à nouveau bouger un peu plus, si mademoiselle arrive, elle n’aura pas de complications liées à la prématurité. Les habitudes ont la vie dure, au début j’y vais mollo. Puis les jours passent et je reprends un rythme presque normal. Presque, parce qu’avec cet énorme ventre devant moi, je me fais allégrement dépasser par la famille tortue. Je dors de moins en moins bien, et les jours passent. Arrivée à une semaine du terme prévu, on me propose un déclenchement si bébé n’est pas arrivé le jour du terme. Épuisée, à bout, j’accepte. Mais ça ne se passera pas tout à fait comme ça…

4 Comments

  1. Coucou!
    Je me reconnais un peu dans ton parcours (que je suis en train de vivre yepaa) sauf que pour moi, la grossesse a été du stress dès le début. A tel point que je n’en envisage pas d’autres, je suis réellement usée…
    Mais je te laisse surtout ce petit message pour connaître la suite !! Comment s’est passé ton accouchement?? oO
    Bises ! P’tite Poulette

    • mamaaan mamaaan

      Le récit de l’accouchement arrive bientôt ! 😀 Bises et merci pour ce tout premier commentaire sur mon blog tout neuf :)

  2. la joie des chambres doubles….. jai toujours eu la chance d’avoir une chambre à moi seule et heureusement!
    ma pauvre, en plus je sens que la suite n’est pas plus réjouissante…..

    bizz

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