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L’allaitement maternel

La semaine du 11 au 18 octobre est officiellement la SMAM : La semaine mondiale de l’allaitement maternel. C’est un sujet qui me touche, et donc une bonne occasion d’en parler avec vous.

Et voilà un sujet compliqué ! … Au final, pas tant que ça. Si du temps de nos parents c’est le lait artificiel qui était présenté comme le graal, de nos jours la tendance est à l’allaitement maternel. A mes yeux, il ne s’agit pas d’être « pour » ou « contre » l’un ou l’autre.

Comment pourrait-on être contre le lait maternel, qui apporte à l’enfant tout ce dont il a besoin, fourni à la température idéale, sans préparation ni accessoires. Comment pourrait-on être contre le lait artificiel quand il permet de nourrir un tout petit qui n’a pas la possibilité de recevoir de lait maternel.

Le jugement est quelque chose de très difficile à encaisser, particulièrement quand on est une jeune maman qui fait ce qu’elle peut pour gérer son baby blues, sa fatigue et ses craintes parfois irrationnelles. Si l’allaitement est pour moi une évidence, je conçois également que ce ne soit pas le cas de tout le monde. Mais comme ce blog va refléter mon expérience et mes ressentis c’est de celui-ci dont je vais parler.

« L’allaitement, c’est facile ! »

J’avais franchement tendance à croire qu’un truc naturel, pratiqué depuis la nuit des temps par tous les mammifères, était forcément facile. *Rires*
Si il arrive que certaines mamans arrivent à allaiter dans le calme et sans douleurs dès les premières tétées, ce n’est pas le cas de toutes, loin de là. Alors toi, future maman qui te pose des questions et qui me lis, laisse moi te parler avec franchise.

Parfois ça fait mal: La première nuit, Alice a tété non stop. Le lendemain, je commençais à avoir des crevasses, et elles ont mis du temps à partir. Ça a donné des tétées très douloureuses, en pleurs dans mon divan, à essayer crèmes et huiles cicatrisantes.
Solution: Directement appeler une consultante en lactation! Elle va vérifier la position du bébé, le frein de langue et d’autres soucis éventuels. Il ne faut pas laisser traîner, au risque d’abandonner un soir ou c’est trop, et de regretter ensuite parce qu’une solution est souvent possible. Il faut aussi adopter un réflexe tout simple : Une goutte de lait sur chaque téton à la fin de la tétée. Le meilleur cicatrisant que j’aie testé au final.

Parfois c’est épuisant : C’est vrai qu’on a pas besoin de nettoyer les biberons, doser le lait, chauffer, remuer… Mais le lait maternel se digère très rapidement, votre bébé a donc faim plus souvent… Parfois toutes les demies heures au début, parfois toutes les heures pendant plusieurs mois. Et comme l’allaitement c’est à la demande, on aimerait bien passer son tour de temps en temps, mais on peut pas. Et comme le biberon est à éviter les premiers temps pour ne pas risquer une confusion sein/tétine et que bébé choisisse la facilité… Faut s’accrocher.
Solution: Le truc que tout le monde dit mais qui est hyper vrai : Dormir quand bébé dort ! Et si vous avez un gros demandeur de nuit, le cododo change la vie ! Un bête lit du Suédois avec un côté enlevé collé à votre lit, et ça roule. A la fin j’allaitais couchée sur le côté, sans me réveiller ou presque, et j’arrivais à changer de sein sans changer de position…

Mais c’est aussi…

Magique ! Ces moments privilégiés, remplis de douceur, cette petite tête qui s’endort contre moi doucement, une goutte de lait qui coule le long de sa joue… Je garde vraiment des souvenirs attendrissants de cet allaitement, l’avoir contre mon corps, l’admirer, que ce soit à la fois la nourrir, et lui faire un câlin…

Pratique ! Au delà de la rapidité avec laquelle c’est prêt (10 secondes si votre soutien gorge est difficile à ouvrir) c’est quand même génial de ne jamais être à court, de ne rien avoir à emporter pour ça quand on sort (y’a déjà tellement de trucs à prendre…). En plus, ça console illico n’importe quelle chute ou moment d’énervement.

Economique !
Pas besoin de vous faire un dessin, c’est tout simplement gratuit. Et vu le prix des autres trucs à acheter, c’est pas une économie négligeable !
Le lait maternel est également une source de probiotiques super pour la flore intestinale, qui aide beaucoup en cas de gastro! Il sert de repas et de boisson, pas besoin d’eau, même en canicule. On y retrouve les anticorps de la maman, idéaux pour soutenir le système immunitaire… De plus, téter entraîne le bébé à mâcher, réduit les risques d’obésité, et l’allaitement à la demande permet au nourrisson de réguler lui même son appétit.

Vous l’aurez compris, pour moi y’a pas photo, et si j’ai arrêté d’allaiter Alice à 15 mois, j’y pense encore avec regret aujourd’hui… Mais ça, je vous le raconterais dans un prochain article plus personnel.

Je prévois aussi un billet spécial « pics de croissance » et « que peut-on faire avec du lait maternel », alors n’hésitez pas à me suivre sur Facebook, Twitter ou Hellocoton si le sujet vous intéresse !

2 Comments

  1. Tes photos sont très belles !

    Rien à voir mais j’organise un concours pour gagner un très beau livre pour enfants, La Princesse Malpolie, et qui n’est pas encore sorti dans le commerce. L’exemplaire sera dédicacé par l’illustratrice, la talentueuse Debbie Scott. Viens tenter ta chance pour ton petit coeur : http://glamconscious.fr/la-princesse-malpolie

    A bientôt,
    Angélique

  2. PROUST PROUST

    Quel cauchemar que les crevasses.
    Plusieurs trucs à savoir pour les éviter :
    – bébé doit être « ventre contre ventre », c’est à dire bien face à sa maman
    – il doit bien prendre TOUT le mamelon, on dit « une grosse bouchée de sein »
    – bien se laver les mains (because crobes qui compliquent les choses) et ne pas se laver les seins plus souvent que d’habitude. Un peu de lait de maman étalé en fin de tétée, et c’est tout.
    Moi aussi j’ai connu les larmes en allaitant. C’est terrible comme douleur. Mettre à l’air, au soleil si l’on peut, et surtout, changer le bébé de position (ballon de rugby par ex) pour varier les pressions sur le mamelon.
    Au final, et tout cumulé, j’ai allaité 35 mois, et l’on peut dire 34 dans la joie et la bonne humeur !

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